© JM Coubart
Soif
Dans Soif, le théâtre se mêle à la danse pour faire corps, alors qu’il s’agit ici de l’impossibilité de parler. Ce solo est inspiré des textes de Charlotte Delbo, déportée à Auschwitz, et d’autres témoignages de femmes ayant traversé des génocides.
La nuit, un banc public et une femme seule, elle déroule le fil de sa vie et danse. Hellen Miller revient en arrière, dans le passé qu’elle n’a jamais révélé à personne. La nuit, elle a le droit de ne pas être vivante, le droit de ne pas faire semblant. La nuit, Hellen rejoint les autres, celles qui n’ont pas survécu pour pouvoir dire et tout raconter. Mais Hellen a survécu, elle est revenue de là-bas et n’a rien dit.
Publié le 06 mai 2026